Le Feng Shui démystifié : quand la neuroplasticité éclaire un art millénaire
- Emma Redon

- il y a 9 heures
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Vous avez entendu parler du Feng Shui. Peut-être avez-vous eu le réflexe de déplacer un meuble, d'ajouter une plante, d'éviter le miroir en face du lit. Mais au fond, vous vous demandez encore : est-ce que ça fonctionne vraiment ? Et si oui, comment ?
Ce que je vais vous expliquer ici n'a rien de mystérieux. Cela repose sur une logique précise, héritée de la médecine chinoise et de plusieurs millénaires d'observation de l'interaction entre l'être humain et son environnement. Une logique que j'applique chaque jour dans ma pratique à Aix-en-Provence — et dont les effets sur mes clients me surprennent encore, même après toutes ces années.

Ce que vous pensez du Feng Shui est probablement faux
Bougies parfumées. Grenouilles dorées. Meubles déplacés au hasard.
C'est souvent la première image qui vient quand on parle de Feng Shui en France.
Et c'est précisément cette image qui m'a longtemps empêchée d'y prêter attention.
Puis j'ai rencontré la méthode de la boussole — celle qu'enseigne Marie Pierre Dillenseger et que My Hanh Ly m'a transmise avec précision et structure. Une approche rigoureuse, ancrée dans des millénaires de connaissance chinoise, qui n'a rien à voir avec la décoration intuitive qu'on vend dans les magazines.
Et quelque chose s'est passé. D'abord dans ma propre vie. Puis dans celle de mes clients.
Quelque chose que, aujourd'hui, la neuroplasticité commence à expliquer. Peut être aussi avez vous entendu parler de psychologie environnementale?
Le Feng Shui que vous connaissez... et celui que vous ne connaissez pas encore
La plupart des gens imaginent le Feng Shui comme un art de la décoration orientale. Des bambous, des fontaines, des carpes Koï. Un miroir bagua au-dessus de la porte.
Ce n'est pas ce que je pratique.
La méthode de la boussole est une approche radicalement différente. Elle ne s'intéresse pas à l'esthétique. Elle analyse l'interaction entre :
L'orientation précise de votre habitat (calculée à la boussole)
L'énergie temporelle propre à l'année de construction et aux cycles actuels
Le profil énergétique de chaque habitant, calculé à partir de sa date de naissance — ce qu'on appelle le Kua personnel
La carte des étoiles volantes — une cartographie dynamique de l'énergie qui circule dans chaque secteur de votre espace à un moment donné
Ce n'est pas de la décoration. C'est une lecture de l'espace comme on lirait un organisme vivant.

Votre espace est un miroir — pas une métaphore, une réalité
En médecine chinoise, tout est relié. L'interne et l'externe s'influencent en permanence dans les deux sens.
Ce que j'ai compris au fil de ma pratique et que confirme chaque consultation c'est que l'espace extérieur amplifie ce qui se passe à l'intérieur.
Et inversement : modifier l'espace peut initier une transformation intérieure profonde.
Pas par magie. Par mécanique. Par interdépendance tout simplement.
Pensez à l'énergie non pas comme un concept ésotérique, mais comme un mouvement — au même titre que l'électricité, le vent, ou nos propres pulsions et réactions. L'émotion est elle-même une énergie en mouvement. Quand elle circule librement, elle nous traverse, s'exprime et se régule. Quand elle est bloquée — en nous ou dans l'espace — elle stagne, s'accumule, finit par s'imposer sous forme de symptômes.
Un espace encombré dans un secteur précis ne crée pas qu'un problème de rangement. Il peut amplifier un état intérieur existant.
Un art millénaire qui mérite mieux que sa réputation
Le Feng Shui — littéralement "vent et eau" — est une discipline chinoise vieille de plus de 3000 ans.
Son principe fondateur est aussi simple que radical :
L'espace dans lequel vous vivez n'est pas neutre. Il vous influence en permanence.
Ce n'est pas une croyance. Ce n'est pas de la superstition.
C'est une observation répétée, affinée, transmise pendant des millénaires par des praticiens qui ont développé des outils d'une précision remarquable — dont la boussole chinoise, le Luo Pan, qui permet de cartographier les énergies d'un espace avec une rigueur qui surprend toujours ceux qui la découvrent.
La méthode de la boussole ne vous dit pas de mettre une plante à gauche parce que c'est joli.
Elle analyse l'orientation précise de votre habitation, les secteurs cardinaux, les énergies en présence — et identifie comment votre espace soutient ou freine votre vitalité, votre clarté mentale, vos relations, votre capacité à avancer.
C'est une cartographie. Pas une décoration.

Ce que votre espace fait à votre cerveau — sans que vous le sachiez
C'est ici que la neuroplasticité entre en scène.
Et je vais vous demander de rester avec moi un moment, parce que ce qui suit va peut-être changer votre façon de voir votre salon, votre chambre, votre bureau.
1. Votre cerveau associe chaque espace à un état émotionnel
Chaque fois que vous entrez dans une pièce, votre cerveau ne voit pas seulement un espace.
Il reconnaît un espace. Et avec cette reconnaissance, il déclenche automatiquement l'état émotionnel qu'il a appris à associer à cet endroit.
C'est ce que les chercheurs appellent le priming environnemental.
Vous rentrez chez vous le soir. Sans même vous en rendre compte, votre cerveau active le programme émotionnel habituel lié à cet espace. Si cet espace a toujours été associé à la tension, au désordre, à l'inconfort — c'est ce programme qui se lance. Automatiquement. Chaque soir.
Pas parce que vous le décidez. Parce que votre cerveau a appris que c'est ce qui se passe ici.
2. La répétition grave des circuits
La neuroplasticité nous enseigne quelque chose d'essentiel :
Le cerveau se reconfigure selon ce qu'il vit en répétition.
Ce n'est pas une métaphore. Ce sont des connexions neuronales réelles, qui se renforcent à chaque expérience répétée.
Un espace chroniquement encombré, mal orienté, visuellement chaotique — maintient votre système nerveux dans un état de vigilance de fond. Pas de danger visible. Mais une tension sous-jacente, permanente, que vous finissez par ne plus percevoir tant elle est devenue votre état normal.
Vous pensez que vous êtes "comme ça".
Vous êtes peut-être simplement dans un espace comme ça.
La différence est immense.
C'est précisément ce que j'appelle le neuro-habitat : la façon dont notre environnement quotidien façonne, en silence et par répétition, nos circuits neurologiques — et donc notre état, notre énergie, nos comportements.
3. Nous pensons avec notre corps et notre espace
L'embodied cognition — ou cognition incarnée — est l'un des concepts les plus fascinants des neurosciences contemporaines.
L'idée centrale : nous ne pensons pas uniquement avec notre cerveau.
Nous pensons avec notre corps. Et notre corps pense avec son environnement.
La hauteur d'un plafond influence notre capacité à penser de façon créative et expansive. La lumière naturelle module notre humeur et notre concentration. La circulation dans un espace — la façon dont on s'y déplace — impacte notre sentiment de liberté ou de contrainte.
Ces effets sont documentés. Ils opèrent à notre insu, en temps réel, à chaque instant passé dans un espace.
Le Feng Shui travaille précisément sur ces paramètres — avec 3000 ans d'avance sur les laboratoires.
4. Votre espace parle à votre système nerveux
Votre système nerveux autonome régule en permanence votre état physiologique.
Il fonctionne selon deux modes principaux :
Le mode sympathique : alerte, tension, survie — utile face à un danger, épuisant sur la durée
Le mode parasympathique : repos, régulation, récupération — indispensable à votre santé et à votre clarté
Un espace encombré, sombre, mal circulé, aux énergies défavorables maintient votre système nerveux en mode sympathique de fond.
Un espace neuro-habitat harmonisé — au sens du Feng Shui de la boussole — crée les conditions pour que votre système nerveux bascule naturellement vers le mode parasympathique.
Ce n'est pas symbolique. C'est physiologique.
Moins de tension. Plus de clarté. Une capacité retrouvée à se ressourcer chez soi.
Ce que j'ai observé — dans ma vie, puis dans celle de mes clients
Je ne suis pas scientifique. Je suis thérapeute.
Et en tant que thérapeute, j'observe. J'accompagne. Et je note ce qui change — et ce qui ne change pas.
L'histoire de mes clients Me et Mr B
Mr B est cartésien. Peu porté sur les approches qui ne se mesurent pas.
Quand j'ai commencé à m'intéresser sérieusement au Feng Shui de leur maison, il m'a regardée avec cette bienveillance affectueuse qu'on réserve aux passions qu'on ne partage pas.
Puis j'ai analysé leur espace. Et j'ai fait quelques ajustements — précis, mesurés, fondés sur la cartographie de leur habitation.
Rien de spectaculaire visuellement.
Des mois plus tard, son mari m'a dit quelque chose d'inattendu :
"Je ne sais pas ce que tu as fait, mais je dors mieux. Et je me sens moins tendu et inquiet quand je rentre à la maison."
Il ne savait pas ce qui avait changé. Son système nerveux, lui, l'avait enregistré.
C'est peut-être la plus belle démonstration que j'aie eu — précisément parce qu'elle venait de quelqu'un qui ne cherchait pas à croire.
Ce que je vois en consultation
Dans mon travail d'hypnothérapeute, j'accompagne des personnes qui cherchent à se libérer de schémas répétitifs — des peurs, des blocages, des comportements qui résistent malgré leur volonté de changer.
Ce que j'observe régulièrement : un travail thérapeutique profond peut être freiné ou soutenu par l'espace dans lequel vit la personne.
On peut faire le meilleur travail intérieur du monde. Si l'espace renvoie en permanence les mêmes signaux anxiogènes, le même priming nocif, les mêmes stimuli qui activent les vieux circuits —
Le cerveau résiste. Non par manque de volonté. Par fidélité à ce qu'il connaît.
Intégrer le Feng Shui de la boussole à mon approche thérapeutique, c'est travailler sur deux fronts simultanément :
L'intérieur — avec l'hypnose
L'extérieur — avec l'harmonisation de l'espace
Les deux se potentialisent. Les résultats s'approfondissent et se renforcent car ils se complètent.
Feng Shui de la boussole : ce qui le distingue vraiment
Je veux être précise ici — parce que tous les Feng Shui ne se ressemblent pas.
La méthode de la boussole, telle que je l'ai apprise et pratique, repose sur :
Une orientation précise L'espace est analysé selon le relevé exact des degrés depuis la porte d'entrée. Chaque degré compte. Ce n'est pas une impression — c'est une mesure.
Une cartographie des secteurs Chaque zone de votre habitation correspond à une énergie spécifique — santé, relations, carrière, créativité, prospérité... Ces correspondances ne sont pas arbitraires. Elles reposent sur des systèmes d'observation élaborés pendant des siècles.
Un diagnostic personnalisé Votre espace n'est pas analysé de façon générique. Il est mis en relation avec qui vous êtes — votre date de naissance, votre orientation personnelle, vos besoins actuels.
Des préconisations concrètes Ce ne sont pas des principes vagues. Ce sont des ajustements précis — de couleurs, de matières, d'éléments, de disposition — fondés sur la cartographie réalisée et le besoin.
Ma démarche est également claire, il s'agit d'un feng shui moderne et ancré dans notre culture occidentale, celle qui parle à nos références inconscientes culturelles.
Ce que le Feng Shui n'est pas
Je vais être directe sur quelques points :
❌ Ce n'est pas de la décoration Déplacer un canapé parce que "c'est mieux là" n'est pas du Feng Shui de la boussole. C'est du bon sens esthétique — ce qui est déjà bien, mais différent.
❌ Ce n'est pas une solution magique Le Feng Shui ne résout pas vos problèmes à votre place. Il crée des conditions favorables. Le reste vous appartiendra toujours.
❌ Ce n'est pas une croyance Vous n'avez pas besoin d'y croire pour en ressentir les effets — comme mon client cité en est la démonstration parfaite.
❌ Ce n'est pas réservé aux grands espaces ou aux grandes maisons Un studio bien orienté peut être un espace plus soutenant qu'une grande maison mal analysée.
Et si votre espace était votre premier allié thérapeutique ?
Ce que 3000 ans de Feng Shui et les découvertes récentes sur la neuroplasticité nous disent ensemble, c'est quelque chose de profondément encourageant :
Vous n'êtes pas condamné à vos schémas. Et votre espace peut devenir un levier de transformation — pas un obstacle supplémentaire.
Travailler sur votre neuro-habitat de façon intentionnelle et rigoureuse, c'est envoyer à votre cerveau de nouveaux signaux. En répétition. Chaque jour.
C'est créer de nouveaux circuits. C'est interrompre le priming négatif ou nocif. C'est donner à votre système nerveux la permission de se réguler.
Pas en un jour. Mais avec une constance que vous n'aurez pas à fournir vous-même — parce que c'est votre espace qui travaille pour vous, silencieusement, à chaque instant.
Prêt(e) à regarder votre espace autrement ?
Si quelque chose dans cet article a résonné — une reconnaissance, une question, une intuition —
Je vous invite à franchir une première étape simple :
Observez comment vous vous sentez dans chaque pièce de votre maison.
Pas ce que vous pensez devoir y ressentir. Ce que vous y ressentez vraiment.
Tendu ? Apaisé ? Créatif ? Épuisé ? Inspiré ? Invisible ?
Ces ressentis ne sont pas anodins. Ils sont de l'information.
Et cette information, c'est aussi exactement à partir d'elle que je travaille lors d'une consultation Feng Shui méthode de la boussole.
Vous souhaitez en savoir plus ou explorer ce que votre espace vous dit ?
Je propose des consultations à Aix-en-Provence et à distance pour les personnes qui ne sont pas en région PACA.
Contactez moi pour un devis cabinet@emma-redon.com
Cet article s'appuie sur ma pratique de praticienne Feng Shui méthode de la boussole, et sur mes observations de thérapeute et de formatrice experte en comportements humains.. Les références aux neurosciences sont citées dans un esprit de mise en lumière et non d'affirmation médicale ou scientifique.



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