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Comment l’hypnose peut aider à sortir de la procrastination ? | Aix-en-Provence

il y a 22 heures
10 min de lecture
hypnose et procrastination
se libérer de la procrastination

« Je sais ce que je dois faire, mais je n’arrive pas à m’y mettre. »

« Je repousse toujours au lendemain. »

« Je voudrais avancer sur ce projet, mais je trouve constamment autre chose à faire. »

« Je sais que cette situation ne me convient plus, mais je n’arrive pas à changer. »

Si ces phrases vous sont familières, vous avez peut-être déjà essayé de vous raisonner, de faire des listes, de vous fixer des objectifs ou de vous promettre que « cette fois, ce sera différent ».

Et pourtant, le même scénario recommence.

La procrastination est souvent vécue comme un manque de volonté ou de discipline. Pourtant, les recherches montrent qu’elle est beaucoup plus complexe qu'une simple difficulté à « se mettre au travail ». Elle implique notamment des mécanismes de régulation émotionnelle, de motivation et d’autorégulation.

Alors, pourquoi remettons-nous parfois à plus tard ce qui est pourtant important pour nous ?

Et surtout : comment sortir de la procrastination sans passer son temps à se battre contre soi-même ?

C’est ici que l’hypnose peut constituer une piste d’accompagnement intéressante, notamment lorsque la procrastination s’inscrit dans un fonctionnement plus large de peur, de perfectionnisme, de manque de confiance ou d’évitement.


Pourquoi procrastinons-nous alors que nous voulons vraiment avancer ?

C’est probablement l’un des aspects les plus déconcertants de la procrastination.

Vous savez ce que vous avez à faire.

Vous savez parfois même que le fait de remettre cette tâche à plus tard va vous compliquer la vie.

Et malgré cela, vous faites autre chose.

Vous consultez votre téléphone.

Vous rangez.

Vous répondez à des mails qui pourraient attendre.

Vous cherchez encore des informations.

Vous vous dites que vous commencerez demain.

Sur le moment, vous ressentez parfois un soulagement.

Et c’est justement ce point qui mérite notre attention.

Une situation peut déclencher une sensation désagréable : tension, ennui, peur, doute, pression ou sentiment de ne pas être à la hauteur.

Vous évitez alors la situation.

L’inconfort diminue.

Votre cerveau vient donc de faire l’expérience suivante :

situation inconfortable → évitement → soulagement.

Lorsque ce mécanisme se répète, l’évitement peut devenir une réponse de plus en plus automatique.

Cela ne signifie pas que toute procrastination a nécessairement une origine émotionnelle profonde. Mais lorsque vous répétez le même schéma malgré votre volonté de changer, il peut être utile d'observer ce qui se passe juste avant que vous renonciez à agir.


Procrastination et peur : qu’est-ce que vous cherchez réellement à éviter ?

se libérer des peurs et arrêter la procrastination
procrastination et peur

Derrière la procrastination peuvent se cacher des expériences très différentes.

Par exemple :

  • la peur de l’échec ;

  • la peur d’être jugé ;

  • la peur de ne pas être à la hauteur ;

  • le perfectionnisme ;

  • la peur de faire le mauvais choix ;

  • la peur de réussir et de devoir ensuite assumer de nouvelles responsabilités ;

  • la peur de sortir d’une situation connue ;

  • le sentiment de ne pas avoir suffisamment confiance en soi ;

  • ou simplement une difficulté à tolérer l’inconfort associé à la tâche.

  • etc....

C’est pourquoi deux personnes qui disent toutes les deux « je procrastine » peuvent en réalité fonctionner de manière très différente.

Pour l’une, la difficulté sera principalement liée au perfectionnisme.

Pour l’autre, ce sera la peur du jugement.

Pour une troisième, le problème sera davantage lié à la fatigue, à la surcharge ou à un manque de clarté sur ce qu’elle souhaite réellement.

Il n’existe donc pas une seule procrastination, et il n’existe pas une seule manière d’en sortir.

Une question à essayer

La prochaine fois que vous repoussez quelque chose d’important, ne vous demandez pas immédiatement :

« Pourquoi suis-je aussi incapable de passer à l’action ? »

Essayez plutôt :

« Qu’est-ce que cette situation me fait ressentir que j’essaie d’éviter ? »

Puis :

« Si je faisais réellement ce que je veux faire, qu’est-ce qui pourrait devenir inconfortable ? »

La réponse peut vous surprendre.


La procrastination est-elle vraiment un manque de volonté ?

Pas nécessairement.

Se juger comme quelqu’un de « paresseux » ou « incapable de se discipliner » peut même ajouter une deuxième difficulté au problème initial : la culpabilité.

Vous avez repoussé votre tâche.

Vous vous sentez coupable.

Vous vous mettez davantage de pression.

La tâche devient encore plus désagréable.

Vous l’évitez à nouveau.

Et le cercle recommence.

Les recherches sur les interventions contre la procrastination montrent d’ailleurs qu’il est possible de réduire ce comportement grâce à différentes approches.

Autrement dit :

la procrastination n’est pas une fatalité.

Mais sortir de ce fonctionnement demande généralement davantage que de se répéter « il faut que je me motive ».

La procrastination est un comportement pas une identité, elle peut donc changer.


8 conseils concrets pour sortir de la procrastination


8 conseils pour sortir de la procrastination
conseils pour sortir de la procrastination

Comprendre son fonctionnement est utile.

Mais si vous cherchez des solutions concrètes, voici huit pistes que vous pouvez expérimenter dès maintenant.


1. Arrêtez de vous juger et observez votre fonctionnement

La première étape peut être étonnamment simple :

observer sans vous condamner.

Au lieu de :

« Je suis vraiment nul, je recommence encore. »

Essayez :

« Je remarque que lorsque cette situation arrive, j’ai tendance à l’éviter. »

Cette différence de langage n’est pas anodine.

Dans le premier cas, vous transformez un comportement en identité.

Dans le second, vous observez un fonctionnement.

Vous n’êtes pas « un procrastinateur ».

Vous êtes une personne qui, dans certaines situations, a appris à répondre par l’évitement. Et cela c'est considérablement humain, normal, une fois qu'on l'observe ainsi, nous pouvons agir au lieu de garder une étiquette fausse.

Et ce qui a été appris peut aussi évoluer.


2. Identifiez le déclencheur de votre procrastination

Pendant quelques jours, observez une situation précise.

Notez cinq éléments :

Déclencheur → pensée → émotion ou sensation → comportement → conséquence immédiate

Par exemple :

Je dois envoyer un dossier → je pense que ce n’est pas assez bien → je ressens une tension → je repousse → je ressens un soulagement.

Vous venez alors de mettre en évidence une boucle.

Et une boucle que l’on peut observer devient beaucoup plus facile à travailler qu’un vague sentiment de « blocage » culpabilisant.


3. N’attendez pas de ne plus avoir peur pour commencer

Une erreur fréquente consiste à attendre de se sentir prêt.

« Quand j’aurai davantage confiance, je commencerai. »

« Quand je serai moins stressé, je le ferai. »

« Quand je n’aurai plus peur, je passerai à l’action. »

Mais il est possible d’apprendre quelque chose de différent :

je peux ressentir de l’appréhension et faire malgré tout un petit pas.

Le but n’est pas de nier l’émotion.

Il n’est pas non plus de se forcer brutalement.

Il s’agit de découvrir progressivement que l’inconfort peut être présent sans nécessairement déterminer votre comportement. C'est comme si on disait à un ami qui est inquiet à réaliser une tache : " Là tu te sens bloqué, ok, fais un peu, tu vas voir ça peut très bien se passer".


4. Réduisez votre objectif à une toute petite action

Lorsque quelque chose nous paraît énorme, nous pouvons avoir tendance à l’éviter.

Alors réduisez considérablement la première étape.

Vous devez écrire ?

Écrivez trois phrases.

Vous devez travailler sur un projet ?

Travaillez-y pendant dix minutes.

Vous devez prendre une décision ?

Écrivez simplement les deux possibilités.

Vous devez commencer une activité ?

Préparez uniquement le matériel nécessaire.

L’objectif n’est pas de vous contenter éternellement de petites actions.

L’objectif est de créer du mouvement là où tout était figé. Cela évite la peine de la loi de Parkinson qui énonce que plus nous avons de temps, plus nous le prenons et la peine de cette tache qui ne s'accomplit pas nous pèse. Alors, l'idée est de passer à l'action même si c'est peu, cette action nous permet de cesser de repousser, de nous inquiéter, d'éviter l'inconfort.

Le mouvement appelle le mouvement.


5. Remplacez « je dois » par « je choisis »

Comparez :

« Je dois travailler sur ce dossier. »

et :

« Je choisis de consacrer vingt minutes à ce dossier maintenant. »

Vous n’avez évidemment pas toujours le choix de ce que vous devez accomplir.

Mais vous pouvez souvent retrouver une marge de liberté dans votre manière de vous y engager.

Cette nuance peut également vous aider à distinguer :

ce que vous voulez réellement faire

de

ce que vous pensez devoir vouloir faire.


6. Demandez à votre blocage ce qu’il cherche à protéger

C’est probablement l’exercice le plus proche de l’approche que je propose en hypnose.

Pensez à une situation dans laquelle vous vous sentez bloqué.

Puis imaginez cette partie de vous qui résiste.

Au lieu de lui dire :

« Arrête de me bloquer ! »

essayez :

« Qu’est-ce que tu essaies de faire pour moi ? »

Puis :

« Qu’est-ce que tu cherches à éviter ? »

Et enfin :

« De quoi aurais-tu besoin pour que je puisse essayer autrement ? »

Il ne s’agit pas de considérer votre procrastination comme quelque chose de positif.

Il s’agit de rechercher la logique du mécanisme.

Un comportement peut être devenu gênant aujourd’hui tout en ayant eu une fonction protectrice à un moment donné.

Rassurons le ce comportement, nous pouvons y arriver, inutile de me surprotéger. Mettons en place ce qui nous aide. Mettons à distance le comportement, observons le, comme pour lui demander de nous laisser faire, comme nous dirions à quelqu'un fais moi confiance.


7. Créez une nouvelle réponse au lieu de vouloir supprimer l’ancienne

Nous cherchons souvent à supprimer un comportement :

« Je veux arrêter de procrastiner. »

Mais il peut être plus utile de construire une alternative.

Par exemple :

« Lorsque je ressens l’envie de repousser cette tâche, je reste deux minutes avec elle avant de décider ce que je fais. »

Vous créez ainsi une nouvelle expérience.

Au lieu de :

inconfort → évitement → soulagement

vous expérimentez :

inconfort → observation → petite action → nouvelle expérience.

Avec la répétition, ce nouveau scénario peut devenir plus familier.


8. Vérifiez que vous cherchez réellement à changer pour vous

Cette question est souvent oubliée.

Demandez-vous :

« Est-ce que je veux réellement faire cela ? »

Puis :

« Ou est-ce que je pense que je devrais vouloir le faire ? »

Parfois, ce que nous appelons « procrastination » est aussi un conflit entre nos propres aspirations et les attentes que nous avons intégrées.

Avant de chercher à vous pousser davantage, vérifiez donc que l’objectif correspond réellement à quelque chose qui compte pour vous.


Pourquoi lutter contre soi-même peut renforcer la procrastination


Lorsque nous constatons que nous procrastinons, notre première réaction est souvent de mettre davantage de pression :

« Cette fois, il faut que je m’y mette. »
« Je dois arrêter de repousser. »
« Je manque vraiment de volonté. »

Puis nous échouons à nouveau.

Et nous nous jugeons.

La pression devient alors une nouvelle source d’inconfort.

Et le cercle peut recommencer :

pression → inconfort → évitement → soulagement → culpabilité → davantage de pression.

C’est pourquoi sortir de la procrastination ne consiste pas nécessairement à devenir plus dur avec soi-même.

Parfois, le changement commence au contraire lorsque l’on cesse de se considérer comme son propre adversaire.


La « Résistance » : ce que nous apprend La Guerre de l’Art

Dans La Guerre de l’Art, Steven Pressfield décrit sous le terme de « Résistance » cette force qui semble se manifester lorsque nous nous approchons de quelque chose d’important pour nous.

Créer.

Écrire.

Entreprendre.

Changer.

Prendre notre place.

Passer à l’action.

Cette métaphore est intéressante parce qu’elle permet de mettre un nom sur une expérience que beaucoup de personnes connaissent.

Mais je vous propose d’aller un peu plus loin.

Et si nous n’avions pas besoin de faire la guerre à cette résistance ?

Et si nous pouvions plutôt chercher à comprendre ce qu’elle essaie de préserver ?

Cette question change la relation que nous entretenons avec notre propre fonctionnement.

Au lieu de :

« Une partie de moi m’empêche d’avancer. »

nous pouvons commencer à explorer :

« Une partie de moi réagit de cette manière. Pourquoi ? Et est-ce encore nécessaire aujourd’hui ? »

Restons bienveillants et poursuivons ce que nous mettons en place, sans forcer car la répétition est notre clé et si cela est insuffisant, l'hypnose peut être le super coup de pouce.


Que peut apporter l’hypnose face à la procrastination ?

Il existe une différence importante entre comprendre quelque chose intellectuellement et parvenir à modifier un fonctionnement automatique.

Vous pouvez savoir que vous procrastinez.

Vous pouvez savoir pourquoi.

Vous pouvez avoir lu des livres et essayé différentes méthodes.

Et malgré tout, dans certaines situations, le même scénario recommence.

C’est notamment ce type de fonctionnement que l’hypnose peut permettre de modifier.

L’hypnose ne consiste pas à « effacer » votre procrastination ni à vous programmer pour travailler davantage.

Dans mon approche, il s’agit plutôt d’explorer les représentations, les associations et les réactions automatiques qui peuvent participer à votre manière de vivre une situation.

L’objectif est de permettre l’émergence de nouvelles possibilités de réponse.


Que dit la recherche sur l’hypnose et la procrastination ?

Les recherches scientifiques sur les interventions contre la procrastination sont beaucoup plus nombreuses que celles portant spécifiquement sur l’hypnose.

Une méta-analyse publiée dans Educational Research Review a analysé 24 études d’intervention, représentant 1 173 participants. Elle conclut que les interventions peuvent réduire significativement la procrastination et que les effets peuvent se maintenir dans le temps. Les interventions cognitivo-comportementales étaient les plus efficaces parmi les catégories étudiées.

Une étude publiée dans European Psychiatry s’est spécifiquement intéressée à l’hypnose ericksonienne chez 60 personnes présentant un trouble anxieux généralisé. Après intervention, les auteurs rapportent une diminution de l’anxiété, du stress et du score de procrastination. Ils invitent toutefois à interpréter ces résultats avec prudence et à ne pas les généraliser au-delà de cette population et de ce protocole.

Ces résultats sont intéressants, mais ils ne permettent pas de dire que « l’hypnose est scientifiquement prouvée comme traitement de la procrastination ».

En revanche, ils s’inscrivent dans un ensemble de recherches montrant que la procrastination peut évoluer lorsqu’on agit sur les mécanismes psychologiques qui la maintiennent.

C’est dans cette perspective que je propose l’hypnose comme un outil d’exploration et d’accompagnement du changement, et de modification de nos comportements innés.


Hypnose et procrastination à Aix-en-Provence ou en visio : quand consulter ?

Vous pouvez commencer par les suggestions proposés dans cet article.

Mais un accompagnement peut être intéressant lorsque :

  • vous procrastinez de manière répétitive malgré vos efforts ;

  • vous savez ce que vous voulez faire mais n’arrivez pas à passer à l’action ;

  • la procrastination est associée à de l’anxiété ou à une peur importante ;

  • la procrastination vous enferme dans des schémas addictifs

  • vous souffrez de la sensation de fuite et/ou de non fiabilité qui découle de la procrastination

  • Vous sentez que vous vous auto-sabotez et passez à côté de votre potentiel

  • le perfectionnisme vous empêche régulièrement de commencer ou de terminer ;

  • vous avez tendance à éviter certaines situations importantes ;

  • vous perdez confiance en vous à force de répéter le même schéma ;

  • ou lorsque vous avez l’impression de comprendre votre fonctionnement sans parvenir à le modifier.

Dans ces situations, le travail ne consiste pas simplement à vous donner davantage de discipline.

Il s'agit d'oeuvrer dans vos causes, en douceur pour changer ce qui se passe en vous au moment précis où vous bloquez.


Hypnose pour la procrastination à Aix-en-Provence ou en visioconférence

Vous cherchez une solution en hypnose pour vous libérer de la procrastination, mais vous n’habitez pas à Aix-en-Provence ? Une séance d’hypnose en visioconférence peut également vous permettre d’être accompagné(e) à distance.

Lhypnose en ligne est particulièrement intéressante lorsque les déplacements sont compliqués, lorsque vous habitez loin du cabinet ou simplement lorsque vous préférez vous installer dans votre environnement habituel.


Une séance d’hypnose en ligne pour sortir de la procrastination

Vous pouvez ainsi bénéficier d’une séance d’hypnose pour la procrastination en ligne, depuis votre domicile, où que vous soyez en France ou à l'étranger.



Hypnose à Aix-en-Provence pour se libérer de la procrastination:

Si vous habitez à Aix-en-Provence ou dans les environs, je vous reçois au cabinet.



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